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Expulsion locative : découvrez les étapes légales, les délais et le rôle du commissaire de justice après la trêve hivernale.

Avec la fin de la trêve hivernale au 1er avril, les procédures d’expulsion locative peuvent reprendre. Pour bien comprendre cette période particulière, vous pouvez consulter notre article dédié :
👉 https://cdj-mbma-amiens.fr/nos-missions/tout-savoir-sur-la-treve-hivernale/

Toutefois, il est essentiel de rappeler qu’une expulsion est une procédure strictement encadrée par la loi. Elle ne peut intervenir qu’après plusieurs étapes obligatoires et sous le contrôle d’un commissaire de justice.


Une expulsion ne peut jamais être immédiate

Un bailleur ne peut jamais expulser un locataire seul.

La loi impose :

  • une décision de justice,
  • l’intervention d’un commissaire de justice,
  • le respect de délais précis.

Toute expulsion réalisée sans ces conditions est illégale (violation de domicile – article 226-4 du Code pénal).


1. Le commandement de payer

En cas d’impayés, la procédure débute par un commandement de payer visant la clause résolutoire.

Cet acte est délivré par
👉 signification par commissaire de justice

Le locataire dispose alors d’un délai de 2 mois pour régler sa dette (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).

👉 Ce type de situation s’inscrit souvent dans une démarche démarche globale de recouvrement, comme expliqué dans cet article :
saisie des comptes bancaires : comment ça fonctionne ?


2. La décision du juge

Si la dette n’est pas réglée, le bailleur peut saisir le tribunal judiciaire.

Le juge peut :

  • constater la résiliation du bail,
  • prononcer l’expulsion,
  • accorder des délais de paiement (jusqu’à 36 mois) ou de départ.

👉 L’expulsion peut aussi être liée à d’autres manquements, comme :


3. Le commandement de quitter les lieux

Après la décision de justice, un commandement de quitter les lieux est délivré par commissaire de justice.

Le locataire dispose alors d’un délai minimum de 2 mois (articles L.412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution).

👉 Ce délai peut être réduit ou supprimé dans certains cas (occupation sans droit ni titre, squat).


4. Le concours de la force publique

Si le locataire reste dans les lieux, le commissaire de justice peut demander le concours de la force publique.

L’expulsion ne peut avoir lieu qu’avec :

  • l’autorisation de la préfecture,
  • et en dehors de la trêve hivernale (sauf exceptions).

Le rôle du commissaire de justice

Le commissaire de justice garantit le respect de la procédure à chaque étape :

  • délivrance des actes,
  • respect des délais,
  • exécution de la décision de justice.

Son intervention assure la sécurité juridique de la procédure.

Comme rappelé dans cet article :
👉 commissaire de justice ou avocat : qui fait quoi ?

Il joue un rôle clé dans la preuve et l’exécution des décisions.


Privilégier les solutions amiables

Avant d’engager une expulsion, une solution amiable est souvent préférable :

  • échéancier de paiement,
  • départ volontaire,
  • médiation.

👉 https://cdj-mbma-amiens.fr/des-solutions-alternatives/


Après l’expulsion : sécuriser le logement

Une fois le logement libéré, il est recommandé de réaliser un état des lieux pour éviter toute contestation :

👉 état des lieux par commissaire de justice : une preuve incontestable

Un constat permet d’éviter toute contestation sur d’éventuelles dégradations.


Ce qu’il faut retenir

✔ Une expulsion nécessite toujours une décision de justice
✔ Elle respecte des délais stricts
✔ Elle implique un commissaire de justice
✔ Elle ne peut jamais être immédiate